La presse en parle
En matière de transition énergétique, la meilleure des énergies est tout bonnement celle qui n’est pas produite, donc pas consommée. Il y a donc nécessité à ce que l’électricité produite soit pleinement utilisée, à bon escient, et ne se perde pas, quelque part entre le producteur et le consommateur. À ce jour, ce n’est pas d’actualité, une part non négligeable de cette énergie étant perdue pendant son transport. C’est un impondérable technique, mais ce n’est pas une fatalité. Check-in green fait partie de la solution pour limiter le gaspillage et réduire les coûts induits .
La circulation de l’électricité sur le réseau de transport génère des pertes, et l’écart entre l’énergie consommée et l’énergie réellement utilisée entraîne des coûts . Ce phénomène est clairement identifié, « il se manifeste en présence de moteurs à cause du déphasage entre l’intensité et la tension des circuits alternatifs ». Une situation qui mérite que l’on se penche dessus, car « elle représente tous les ans, au niveau européen, l’équivalent de la production de quatre centrales nucléaires, soit 48 Twh/an », et qui devrait d’ailleurs s’amplifier « en raison de l’usage toujours plus intensif des composants électroniques ».
Et le problème n’est que partiellement résolu : « Il y a bien des incitations pour que les utilisateurs s’équipent de condensateurs, mais le taux d’équipement reste faible et les matériels ne sont pas toujours entretenus. » Les grandes entreprises, quant à elles, ne sont pas concernées, « elles disposent de solutions, qu’elles connaissent, et qu’elles utilisent ». La cible prioritaire de Check-in green sera donc les PME-PMI, « qui ne sont pas forcément au courant du principe des pertes dans les réseaux électriques ». Toute l’économie ou presque est concernée, « des dizaines de milliers d’entreprises en France », dans tous les secteurs d’activité, industrie, grande distribution, logistique, y compris les services des collectivités : hôpitaux, lycées, stations d’épuration…
Fondée en 2016 et basée à Orsay, Check-in green se positionne « comme la 1re solution de détection automatique et de réduction des pertes électriques à distance des entreprises ».
Grâce à un effort soutenu de R&D, le projet, qui fut présenté lors de la COP 21 de Paris, « a donné naissance à une plateforme logicielle qui permet à la fois la détection de la surconsommation d’énergie réactive des entreprises et le dimensionnement des matériels pour apporter la correction nécessaire ». Ce service innovant, qui s’appuie sur l’exploitation des données et l’Internet des objets appliqués au monde de l’énergie, positionné entre le fournisseur d’énergie et le consommateur, « est donc une solution complète d’économie d’énergie électrique qui fait partie intégrante des technologies de Smart Grids ».
Le dispositif, breveté depuis avril 2018, « s’articule autour de quatre étapes : mesure des charges électriques, collecte des données, calcul du facteur de puissance et compensation de l’énergie ». Ces étapes « évitent les déplacements pour des campagnes de mesure complexes qui pouvaient constituer un verrou technologique et économique à la réduction des pertes dans les réseaux électriques tout en étant chronophages ». La jeune entreprise rend donc possible cette activité en permettant « d’évaluer à la fois le montant des pertes et la pertinence d’un investissement dans un transformateur, tout en augmentant l’espérance de vie des matériels électriques de 30 % environ ». tout en allégeant les contraintes techniques du gestionnaire de distribution électrique ».
Depuis l’Île-de-France, son port d’attache, l’entreprise pousse ses pions en priorité dans les zones sensibles, Bretagne, Sud-Est, « des régions sans installations de production électrique ou qui ne disposent que d’une seule ligne à très haute tension »,
Olivier Durand

